Prothèse d’épaule
Inversée ou Anatomique
La pose de prothèse d’épaule est une intervention chirurgicale visant à soulager la douleur et à restaurer la fonction de l’articulation chez les patients souffrant de pathologies dégénératives ou traumatiques de l’épaule. Voici les réponses aux questions les plus fréquentes concernant cette intervention
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Qu’est-ce qu’une prothèse d’épaule?
Une prothèse d’épaule est un dispositif médical implanté chirurgicalement pour remplacer tout ou partie de l’articulation de l’épaule lorsque celle-ci est gravement endommagée. Cette intervention est indiquée pour soulager la douleur, restaurer la fonction de l’épaule et améliorer la qualité de vie chez des patients souffrant de pathologies articulaires ou de traumatismes importants.
Composants principaux
La prothèse d’épaule est constituée de deux parties principales :
-
Prothèse anatomique :
-
Reproduit l’anatomie naturelle de l’articulation.
-
Utilisée lorsque les tendons de la coiffe des rotateurs sont intacts.
-
-
Prothèse inversée :
- La position des composants est inversée : la tête sphérique est fixée à l’omoplate et la partie concave à l’humérus.
- Indiquée en cas de rupture irréparable de la coiffe des rotateurs ou d’arthropathie de la coiffe.
-
Prothèse intermédiaire (hémiarthroplastie) :
-
Remplacement de la tête de l’humérus uniquement, en laissant la glène intacte.
-
Utilisée dans certains cas de fracture ou d’arthrose localisée.
-
Indications principales
01.
Pathologies dégénératives
- Arthrose (omarthrose).
- Polyarthrite rhumatoïde ou autres arthropathies inflammatoires.
02.
Traumatismes sévères
- Fractures complexes de la tête humérale.
03.
Complications
- Arthropathie de la coiffe.
- Nécrose avasculaire de la tête humérale.
04.
Échecs d’autres traitements
- Douleurs et limitations fonctionnelles persistantes malgré des traitements conservateurs.
Avantages
- Soulagement significatif de la douleur.
- Amélioration de la mobilité et de la force de l’épaule.
- Meilleure qualité de vie et retour aux activités quotidiennes.
Limites et risques
- Usure ou descellement de la prothèse à long terme.
- Raideur ou instabilité articulaire.
- Risques chirurgicaux : infection, lésions nerveuses, fracture.
La réussite de cette intervention dépend de facteurs tels que la qualité des os, l’état des tissus mous, et la rééducation postopératoire. Une prothèse d’épaule bien posée peut durer 15 à 20 ans, voire plus.
La pose d’une prothèse d’épaule est une intervention chirurgicale qui consiste à remplacer les parties endommagées de l’articulation de l’épaule par une prothèse artificielle. Voici les principales étapes de la technique chirurgicale, réalisée sous anesthésie générale ou loco-régionale.
1. Préparation pré-opératoire
01.
Positionnement du patient :
- Le patient est placé en position semi-assise ou en décubitus latéral, avec le bras opéré librement accessible.
02.
Préparation stérile :
- Nettoyage et désinfection du site opératoire.
- Installation de champs opératoires stériles.
2. Étapes de la technique chirurgicale
01.
Incision et abord chirurgical :
- Une incision est réalisée sur la face antérieure de l’épaule, selon la voie delto-pectorale (entre le muscle deltoïde et le muscle grand pectoral).
- Séparation atraumatique des muscles deltoïde et grand pectoral pour exposer l’articulation gléno-humérale.
02.
Exposition de l’articulation :
- Les tissus mous environnants, y compris les tendons de la coiffe des rotateurs, sont protégés.
- La capsule articulaire est ouverte pour accéder à la tête humérale.
03.
Préparation osseuse :
- Humerus :
- La tête humérale endommagée est réséquée.
- Le canal huméral est préparé à l’aide de broches ou de râpes pour accueillir la tige prothétique.
- Glène (si une prothèse totale est prévue) :
- La glène de l’omoplate est préparée en la fraisant pour éliminer le cartilage usé et créer une surface adaptée à l’implant.
04.
Mise en place de la prothèse :
- Prothèse anatomique :
- Une tête sphérique est fixée à la tige humérale, et une composante glénoïdienne en polyéthylène est insérée dans la glène.
- Prothèse inversée :
- Une coupelle concave est fixée à l’humérus, et une tête sphérique (base glénoïdienne) est placée sur la glène.
- Fixation des composants à l’aide de ciment ou par press-fit (sans ciment, pour un ancrage biologique).
05.
Vérification de la stabilité et de la mobilité :
- L’articulation est testée pour s’assurer d’une bonne congruence et d’une amplitude de mouvement optimale.
06.
Fermeture :
- Les muscles et tendons sont réajustés et suturés (par exemple, la réparation de la coiffe des rotateurs (sous scapulaire)).
Fermeture des plans superficiels.
3. Post-opératoire
Postopératoire immédiat
- Immobilisation :
- Le bras est placé dans une écharpe ou une attelle pour protéger la réparation.
- Analgésie :
- Gestion de la douleur par des antalgiques et anti-inflammatoires.
- Surveillance :
- Vérification des signes d’infection, de saignement ou de complications.
Limites et risques
- Immobilisation partielle dans un gilet orthopédique pour 6 semaines.
- Première phase (passive) : Mobilisation douce pour éviter les adhérences.
- Deuxième phase (active) : Renforcement progressif des muscles.
- Retour aux activités légères après 6 à 8 semaines, et complètes après 3 à 6 mois.
Cette intervention offre généralement de bons résultats, avec une réduction significative de la douleur et une amélioration de la mobilité, sous réserve d’une bonne rééducation et d’un suivi régulier.
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